Refuge de l’Eglise cathare et des « faidits », Montségur fut un haut lieu du Languedoc au XIII° siècle. Le château, édifié sur la plus haute partie de l’éperon rocheux, domine le village actuel. La situation privilégiée de cette montagne attira diverses civilisations qui l’occupèrent de la préhistoire au XVII° siècle.
C’est à la demande des cathares que Raymond de Péreille la fortifia et, sur les ruines d’un précédent édifice, fit rebâtir une forteresse. L’analyse de son architecture et les récentes découvertes apportent de nouvelles lumières sur la vie quotidienne des occupants, mettant au jour une partie du bourg fortifié qui l’entourait, tout en dégageant un important ensemble de mobilier archéologique.
Le 16 mars 1244, la forteresse tomba aux mains des assiégeants et les cathares furent condamnés à renoncer à leur foi ou à mourir dans les flammes d’un bûcher. 205 d’entre-eux y périrent. Depuis cet épisode dramatique, Montségur fit sonj entrée dans l’histoire. Restitué au pouvoir royal, il fut réédifié, pourvu d’une garnison et insensiblement oublié, alors que le village fit souche au pied de la montagne
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Les premiers documents relatifs à la mise en défense de la montagne nous apprennent qu’une communauté y était établie avant 1204.
La partie sommitale de la montagne devait, alors être aménagée pour constituer des abris rudimentaires temporaires, avant de devenir permanents.
C’est à cette époque que le clergé cathare demanda à Raymond de Péreille de relever de ses ruines un édifice subsistant et mettre en défense « Montségur II »
A partir de 1232, les cathares demandèrent de vivre dans le château. Tout porte à croire que les derniers renforcements des défenses furent effectués à cette époque, Montségur devint alors, le siège de leur église.
En 1241, Raymond VII, compte de Toulouse, promit au roi de détruire le château, il y mit le siège sans conviction et sans résultats.
Deux ans après, le concile de Béziers décide l’anéantissement de Montségur. Le siège débute au printemps. Et sous la conduite de Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne et de Pierre Amiel archevêque de Narbonne, une importante armée prend position au pied de la montagne sans toutefois interrompre les contacts des assiégés avec l’extérieur. En novembre, Durand, évêque d’Albi, amène des renforts aux assiégeants.
A la fin de l’année, un groupe de croisés s’empare du poste de guet du Roc de la Tour  et couvre l’armée  qui s’implante sur la montagne. Elle gagne du terrain, construit ou renverse une pierrière qui, de la Barbacane, menace les toitures du château.
Le 1er mars 1244, une première tentative de sortie des assiégés échoue. Le lendemain c’est la reddition. Une trêve de 15 jours leur est accordée à l’issue de laquelle les militaires ne seront pas inquiétés et les cathares choisiront de renoncer à leur foi ou de périr dans les flammes d’un bûcher.
LE 16 mars 1244 : 205 cathares résolus sont brûlés vifs ; Guy II de Lévis prend posséssion de la place et y installe une garnison. Il en rend hommage au roi en juillet 1245.

Extrait de:
Le château de Montségur (reuve annuelle du C.A.M.L 1985)

1- Donjon
2- Corps de logis
3- Cour
4- Réserve
5- Porte sud
6- Porte nord

7- Zone des habitats mis à jour
8- Terrasses aménagées
9- Citernes
10- Accès aux défenses sud
11- Accès aux défenses nord

 

 

 
 
 
 
 

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